Un Renard

NOTES COURTES – EN JANVIER


Un seul désir, une unique insomnie.

Un insomniaque un jour par mégarde, se pris à discuter avec un renard, celui-ci lêchait un gros fromage.

Un renard qui sentait l’after-shave calviniste de la série „chauvinisme“.

L’insomniaque pris note, l’oeil pointu et le pas souple il continua sa route, il allait cueillir… des fraises. Rouges comme le sang de la vache étendue sur le bord d’un champ et que personne n’approche. Elle mourrait depuis des heures, des jours, des saisons. Elle était blanche et belle et grande comme une pyramide. Elle était mourrante, animée, affaiblie. Les trains passaient en la regardant de toutes leurs fenêtres, multiples comme les arcades d’un édifice sacré, mais à une vitesse. Les fermiers avaient disparus et les fermières ne les pleuraient plus.

Comment, dans un bol débordé par les vagues, champs de forces, termes sacrés, mouvements giratoires, rotatoires, embriqués, comment cet homme, lui même débordé, vague, sacré, giratoire, rotatoire, embarqué, choisit-il le destin d’homme politique. L’émotion est palpable, la foule veut parler. Est-elle informée ? Quel rôle jouera-t-elle, que fera-t-il. Tous le regardent. Les femmes aussi. Et tous se vexent, et tous se convexent, et tout à coup.

Ce qui nous anime, est là. Sous les braises de cette crise. La pluie est cycle. Le vent d’est.